Le Conseil scientifique, par l’intermédiaire de son Groupe de travail d’experts sur la culture animale et l’apprentissage social, sous réserve de la disponibilité des ressources, est invité à :
a) promouvoir l’application pratique des avancées croissantes en matière de connaissances sur la culture animale et l’apprentissage social dans la gestion de la conservation en travaillant à :
i. évaluer et fournir des orientations sur les raccourcis possibles pour intégrer l’apprentissage social dans la gestion, en complément des techniques de gestion traditionnelles, notamment en formulant des orientations sur l’inférence phylogénétique ;
ii. poursuivre l’identification et la compilation des cas dans lesquels l’apprentissage social peut être impliqué dans les comportements des animaux et les mesures d’atténuation des conflits entre l’homme et les espèces sauvages et explorer les possibilités de collaboration avec le groupe de spécialistes des conflits et de la coexistence entre l’homme et les espèces sauvages de l’UICN ;
iii. mener une étude, en collaboration avec le Groupe de travail sur les changements climatiques, sur tout exemple de changement de comportement lié à l’apprentissage social résultant des effets des changements climatiques et augmentant les conflits entre l’homme et les espèces sauvages ;
iv. fournir des orientations sur le lien potentiel avec les Aires importantes pour les mammifères marins (AIMM), les Aires importantes pour les requins et les raies (AIRR) et d’autres outils de conservation par zone qui identifient des sites ou des paysages marins importants du point de vue de la biodiversité ;
v. explorer les répercussions des prélèvements sur la structure sociale et la capacité culturelle et rédiger un rapport à ce sujet, en mettant l’accent sur les cas où elle constitue une menace avérée ;
vi. faire une analyse et fournir des orientations sur le potentiel des méthodologies d’évaluation de l’impact social pour appréhender les effets des activités anthropiques sur l’apprentissage social, la structure sociale et la culture des espèces migratrices ;
b) convoquer un atelier d’experts afin de :
i. fournir des orientations sur les bonnes pratiques pour identifier des objectifs de conservation spécifiques dans différents contextes ;
ii. classifier et élaborer des paramètres permettant de définir des unités culturelles au sein de différentes espèces migratrices ;
iii. distiller des conseils pratiques pouvant être mis en œuvre par les gestionnaires et décideurs concernés ;
iv. suggérer d’autres actions concertées fondées sur la culture ;
c) élaborer des orientations faciles à appliquer pour les scientifiques sur les aspects pratiques de la détection de l’apprentissage social, fondées sur le numéro spécial intitulé Animal culture: conservation in a changing world ;
d) identifier pour quels instruments de la CMS la culture animale et l’apprentissage social sont susceptibles d’être les plus utiles, recenser les exemples du numéro spécial intitulé Animal culture : conservation in a changing world, et les compiler dans un document ou une brochure soulignant la pertinence pour les espèces couvertes par ces instruments, et saisir l’occasion des réunions à venir pour attirer leur attention sur ce point ;
e) envisager d’organiser un atelier en collaboration avec la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE), le Groupe de spécialistes des conflits et de la coexistence entre l’homme et les espèces sauvages ainsi que le Groupe de travail sur la conservation des cultures animales de la CEESP-CSE de l’UICN, afin d’explorer plus en profondeur les interactions entre l’homme et les espèces sauvages dans le cadre de l’apprentissage social ;
f) s’impliquer dans l’initiative quinquennale (2025-2030) menée par l’UICN pour faire progresser la prise en considération de la culture animale dans l’orientation des politiques et des pratiques de conservation.
Decision directed to:
Conseil scientifique