L’Union européenne investit 30 millions d’euros afin de lutter contre l’abattage et le trafic illégaux des espèces sauvages en Afrique australe et orientale, et dans l’océan Indien

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT

 

 

Des actions coordonnées ciblées sur le renforcement de l’application des lois relatives à la faune sauvage, de la collaboration en matière de gestion et de la gouvernance transfrontalièredinated action focused on strengthening wildlife law enforcement, management collaboration and transboundary governance

Nairobi, 5 décembre 2017 -Dans le cadre d’une intervention de 30 millions d’euros, l’UE a signé aujourd’hui un accord de 17,2 millions d’euros avec trois institutions de l’ONU travaillant conjointement en vue de réduire l’abattage illégal des espèces sauvages et le trafic des produits issus des espèces sauvages en Afrique orientale et australe, et dans l’océan Indien. Le nouveau « programme transrégional sur la faune sauvage » concentrera ses activités dans les aires protégées les plus importantes de ces régions, dans les points de transit nationaux et dans certains des écosystèmes transfrontaliers les plus importants de l’Afrique.


Après avoir signé l’accord au siège des Nations Unies en Afrique, M. Stefano A. Dejak, ambassadeur du Kenya pour l’Union européenne, a déclaré : « L’abattage et le trafic illégaux des espèces sauvages génère à présent des milliards de dollars. Afin de lutter contre cela, nous devons trouver de nouvelles manières de travailler ensemble plus efficacement. Cette nouvelle initiative réunit l’Union européenne et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, ainsi que la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction et la Convention sur la Conservation des Espèces Migratrices de la Faune Sauvage. L’objectif est de s’appuyer sur nos forces et expériences diverses afin de protéger les animaux sauvages à travers les frontières. »

Le nouveau projet a pour but de s’attaquer à l’abattage illégal des espèces sauvages et au trafic illégal des produits issus des espèces sauvages sur trois niveaux :

  • La CITES, dans le cadre de son Programme MIKE, dirigera la mise en œuvre d’activités visant à réduire l’abattage illicite des animaux sauvages dans un certain nombre d’aires protégées prioritaires situées dans des écosystèmes transfrontaliers critiques, en Afrique orientale et australe
  • Aux niveaux national et régional, l’ONUDC dirigera les activités ciblées sur la réduction du trafic international des produits issus des espèces sauvages, en renforçant et en développant son Programme de contrôle des conteneurs, très efficace, ainsi qu’en améliorant les mesures en matière de justice pénale et en renforçant les capacités du système de justice pénale sous l’égide du Programme mondial de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts ; et
  • Au niveau régional, les activités sous l’égide de la CMS se concentreront sur le développement et le renforcement des mécanismes de gouvernance et de gestion collaborative pour certaines des aires de conservation transfrontière les plus importantes de la région.
     

Mme Sahle-Work Zewde, Directrice générale de l’Office des Nations Unies à Nairobi (ONUN), a déclaré : « Alors que nous avançons rapidement vers 2030, apporter une assistance technique aux États membres qui s’efforcent d’atteindre les objectifs ambitieux de développement durable est un défi de taille. L’objectif 15 ne fait pas exception et l’Union européenne, grâce à sa contribution financière généreuse, contribue à garantir que les enfants africains puissent être témoins de la diversité magnifique que leur continent a à offrir.»

M. John Scanlon, Secrétaire général de la CITES, a ajouté que : « La CITES est ravie de poursuivre sa relation durable et positive avec l’Union européenne. Cette nouvelle initiative nous permet de renforcer notre travail actuel et d’élargir notre soutien à ceux travaillant en première ligne pour stopper l’abattage illégal des animaux sauvages d’Afrique. Par ailleurs, cela renforce de manière très efficace les liens entre la CITES et la CMS, les conventions mondiales chargées de la faune sauvage, et utilise l’expertise de l’ONUDC et de nos autres partenaires de l’ICCWC (Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages). »

Après la signature de l’accord, le Coordinateur régional duProgramme de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts de l’ONUDC, M. Javier Montano, a déclaré :« L’approche globale de ce programme contribuera sans aucun doute grandement à susciter un changement systémique, ainsi qu’à améliorer les mesures de justice pénale en matière de criminalité liée aux espèces sauvages dans ces régions ».

Laura Cerasi, représentant la CMS pour le compte de son Secrétaire exécutif, M. Bradnee Chambers, a déclaré :representing CMS on behalf of its Executive Secretary, Mr. Bradnee Chambers said

« La CMS se réjouit de travailler avec la CITES et l’ONUDC, ainsi que d’autres partenaires en Afrique orientale et
australe, afin de renforcer la gestion de certaines des plus importantes aires de conservation transfrontière du continent. Ce projet soutient de manière significative la réalisation du plan de travail conjoint de la CITES et de la CMS, ainsi que les résultats de la COP12 de la CMS, qui s’est tenue à Manille le mois dernier. »

 

Notes pour les rédacteurs

À propos de l'UE :  L’Union européenne (UE) est une union politique et économique de 28 États membres, situés principalement en Europe. L’UE et ses membres comptent pour plus de la moitié de toute l’aide au développement, en faisant le plus important donateur au monde. Au fil des ans, l’UE a soutenu de nombreux pays dans leurs efforts pour éradiquer la pauvreté et créer un meilleur avenir pour leur peuple.

À propos de l’ONUDC : L’ONUDC est un leader mondial en matière de lutte contre les drogues illégales et la criminalité internationale. Créé en 1997 lors d’une fusion entre le Programme des Nations unies pour le contrôle international des drogues et le Centre pour la prévention internationale du crime, l’ONUDC opère dans toutes les régions du monde à travers son réseau de bureaux locaux.



À propos de la CITES : Avec 183 États membres, la CITES constitue l’un des outils les plus puissants du monde en matière de conservation de la biodiversité. La CITES régule le commerce international de plus de 35.000 espèces de plantes et d’animaux, garantissant leur survie à l’état sauvage tout en assurant des bénéfices pour les moyens de subsistance des communautés locales et pour l’environnement mondial.

À propos de la CMS : La CMS fournit une plateforme internationale pour la conservation et l’utilisation durable des animaux migrateurs et de leurs habitats. La CMS réunit les États que les animaux migrateurs traversent, les États de l’aire de répartition, et pose les fondations légales pour des mesures de conservation coordonnées à l’échelle internationale dans toute l’aire de répartition.

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :

Union européenne : M. Thomas Yatich (thomas.yatich@eeas.europa.eu)

ONUDC : M. Javier Montano (javier.montano@un.org)

CITES: M. David Henson (dave.henson@cites.org)

CMS: Mme. Clara Nobbe (clara.nobbe@cms.int)
 

Last updated on 20 February 2018

Type: 
Press release
Country: 
Kenya
Region: 
Africa
Threats: 
Unsustainable hunting and trapping