| Traduction (officieuse)
Le Comité de préservation et de protection de l'Environnement,
Ministère de la Santé et de l'Environnement de la
République d'Albanie (Albanie)
Le Ministère de l'Agriculture de la République algérienne
démocratique et populaire (Algérie)
Le Ministère Fédéral de l'Environnement, de la Jeunesse
et de la Famille de la République d'Autriche (Autriche)
Le Ministère de la Planification urbaine et de l'Environnement
de la République de Bosnie-Herzégovine (Bosnie-Herzégovine)
Le Ministère de l'Environnement de la République de
Bulgarie (Bulgarie)
Le Ministère de l'Agriculture et des Ressources naturelles
de la République de Chypre (Chypre)
La Commission des COMMUNAUTES EUROPEENNES
Le Ministère pour la protection de l'Environnement
de la République de Croatie (Croatie)
Le Département des jardins zoologiques et le Service
égyptien de la vie sauvage, Ministère de l'Agriculture
de la République arabe d'Egypte (EGYPTE)
L'Agence Fédérale de l'Environnement des Emirats arabes
unis
Le Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de
l'Alimentation du Royaume d'Espagne (ESPAGNE)
Le Ministère de la Protection de l'Environnement et
des Ressources naturelles de la Fédération de Russie
Le Ministère de l'Environnement de la République de
Géorgie
Le Ministère de l'Environnement de la Planification
physique et des Travaux publics de la République hellénique
(Grèce)
Le Ministère de l'Environnement et de la Politique
régionale de la République de Hongrie (HONGRIE)
Le Ministère de l'Environnement et de la République
islamique d'Iran (Iran)
Le Conseil pour la Protection et de l'Amélioration
de l'Environnement de la République d'Iraq (Iraq)
Le Ministère de l'Environnement de la République italienne
(ITALIE)
Le Ministère de l'Ecologie et des Ressources biologiques
de la République du Kazakhstan (Kazakhstan)
Le Ministère de l'Environnement de la République de
Malte (Malte)
Le Ministère des Eaux et Forêts du Royaume du Maroc
(MAROC)
Le Ministère des Municipalité régionales et de l'Environnement
du Sultanat d'Oman (Oman)
Le Comité d'Etat pour la conservation de la Nature
de la République d'Ouzbékistan (Ouzbékistan)
Le Ministère des Eaux et Forêts et de la Protection
de l'Environnement de Roumanie
Le Ministère de l'Agriculture de la République de
Tunisie (TUNISIE)
Le Ministère de l'Environnement de la République de
Turquie (Turquie)
Le Ministère de la Gestion des Ressources naturelles
et de la Conservation de la Nature du Turkménistan
Le Ministère de la Protection de l'Environnement d'Ukraine
Le Conseil/Comité pour la Protection de l'Environnement
de la République du Yémen (Yémen)
Le Ministère de la Protection de l'Environnement de
la République fédérative de Yougoslavie (Yougoslavie)
Note: Les pays dont le nom est inscrit en lettres
capitales sont des Parties à la Convention sur la
conservation des espèces migratrices appartenant à
la faune sauvage.
Les soussignés, agissant au nom des autorités respectives
énumérées cidessus
Conscients du fait que l'ensemble de
la population du Courlis à bec grêle (Numenius
tenuirostris) a été réduite et est au bord de
l'extinction;
Reconnaissant que la population de
cette espèce d'oiseaux habite encore une petite zone
de reproduction et, sur la route des zones d'hivernage,
migre sur un itinéraire dispersé qui traverse les
territoires de nombreux Etats de l'aire de répartition;
Préoccupés par le fait que la chasse
de cette espèce d'oiseaux et la perte de ses habitats,
notamment des zones humides sur ses itinéraires de
migration et dans ses zones d'hivernage, contribuent,
sembletil, au déclin numérique persistant du Courlis
à bec grêle;
En raison des connaissances insuffisantes
sur cette espèce d'oiseau, lesquelles ont besoin d'être
augmentées rapidement;
Conscients du fait que des mesures
immédiates doivent être prises pour mettre un terme
à la menace d'extinction actuelle;
Reconnaissant une responsabilité partagée
quant à la protection de la biodiversité de l'avifaune
du Paléarctique;
Suite à la Résolution N° 7 de la vingtième
Conférence mondiale du Conseil international de protection
des oiseaux qui a eu lieu à Hamilton, Nouvelle Zélande
(novembre 1990); la Déclaration de l'atelier sur le
Courlis à bec grêle qui a eu lieu à Arosio, Italie
(mars 1992) et à Moulay Bouselham, Maroc (janvier
1994) et une Recommandation de la réunion du Conseil
scientifique et de la quatrième session de la Conférence
des Parties à la Convention de Bonn à Nairobi (juin
1994);
Lançant un appel à tous les Etats de
l'aire de répartition de l'espèce qui n'ont pas encore
adhéré au Mémorandum d'Accord, ou le cas échéant pour
confirmer et appliquer la Convention de Bonn, la Convention
Ramsar et toutes les Conventions et accords régionaux
qui ont notamment pour objet d'assurer la conservation
du courlis à bec grêle,
DECIDENT de collaborer étroitement pour améliorer
l'état de conservation du Courlis à bec grêle dans
l'ensemble de son aire potentielle de reproduction,
de migration et d'hivernage.
A cet effet, dans un esprit de compréhension et de
coopération mutuelle, ils s'efforceront
- 1. d'assurer une stricte protection au Courlis
à bec grêle, d'identifier et de sauvegarder les
zones humides et autres habitats essentiels pour
sa survie conformément aux paragraphes 4 et 5 de
l'Article III et à l'Annexe I de la Convention de
Bonn;
-
- 2. d'appliquer dans leurs pays respectifs les
dispositions du Plan d'Action joint au présent Mémorandum
comme base pour la conservation de l'ensemble de
la population de l'espèce. L'application du présent
Mémorandum et du Plan d'Action sera évaluée par
correspondance ou par des contacts personnels avec
le Secrétariat et le Conseil scientifique de la
Convention de Bonn;
-
- 3. de faciliter les échanges rapides de renseignements
scientifiques, techniques et juridiques nécessaires
à la coordination des mesures de conservation, et
de coopérer avec des scientifiques reconnus, les
organisations internationales appropriées et d'autres
Etats de l'aire de répartition afin de faciliter
leurs travaux effectués en relation avec le Plan
d'Action.
Ils devront également:
* désigner une autorité compétente ou un scientifique
autorisé pour servir de correspondant aux autres Parties
et communiquer sans délai le nom de cette personne
au Secrétariat de la Convention de Bonn;
* fournir au Secrétariat de la Convention de Bonn,
au moins une fois par an, après la signature de ce
Mémorandum d'Accord, un rapport sur son application.
Le Secrétariat transmettra à chaque Etat de l'aire
de répartition tous les rapports reçus avec un rapport
succinct qu'il rédigera à partir des renseignements
à sa disposition;
* coopérer avec le Secrétariat pour élaborer, dans
les deux ans qui suivront la date de mise en vigueur
de ce Mémorandum d'Accord, un programme de conservation
à plus long terme ou Plan d'Action pour son inclusion
éventuelle dans l'Accord sur les oiseaux d'eau d'AfriqueEurasie
en cours de mise au point sous les auspices de la
Convention de Bonn. Il comprendra notamment:
- a. des mesures destinées à découvrir les lieux
de reproduction dans les marécages de la taïga,
dans les steppes ou dans les steppes arborées de
sudouest de la Sibérie;
-
- b. des dispositions pour une meilleure identification
des itinéraires de migration et des lieux de repos,
notamment les sites clés sur les itinéraires de
migration et dans les zones d'hivernage ;
-
- c. des législations appropriées pour assurer la
protection des oiseaux contre les nuisances significatives
ou la destruction par la chasse ou d'autres activités;
-
- d. des mesures pour assurer la protection de toutes
les zones de reproduction identifiées ainsi que
les sites clés de migration et d'hivernage;
-
- e. des propositions pour poursuivre l'élaboration
et l'amélioration effective de ces mesures de protection
et des activités de recherche proposées dans le
Plan d'Action joint au présent Mémorandum d'Accord.
Mis à part le financement, sur une base nationale,
des différentes mesures prises par les Parties à titre
individuel, il faudrait s'efforcer d'obtenir d'autres
sources un soutien financier pour des points essentiels
du Plan d'Action.
Après la mise en vigueur de l'Accord sur les oiseaux
d'eau d'AfriqueEurasie en cours de mise au point,
toutes les fonctions énumérées dans le présent Mémorandum
concernant la coordination, la réception et la retransmission
des rapports ainsi que la mise au point d'autres mesures,
pourront être transférées au secrétariat de l'Accord.
Le texte du présent Mémorandum d'Accord sera transmis
aux autorités des pays qui pourraient éventuellement
se partager le cycle annuel de la vie du Courlis à
bec grêle (jusqu'à maintenant, il a été impossible
de prouver une présence effective de l'espèce). Les
pays dans lesquels une preuve scientifique indique
une forte probabilité qu'un cycle de la vie de l'espèce
s'y déroule sont également invités à adhérer au Mémorandum,
à savoir: Arabie saoudite, Arménie, Azerbaïdjan, France,
Israël, Jamahiriya arabe libyenne, Jordanie, Koweït,
Liban, l'ex-République yougoslave de Macédoine, République
de Moldova, Slovénie et Syrie.
Principes de base
1. Le présent Mémorandum d'Accord prendra effet immédiatement
après que les Etats de l'aire de répartition l'auront
signé et restera en vigueur pour une période initiale
de trois ans à compter de cette date. Il restera indéfiniment
ouvert pour signature et prendra effet pour tous les
autres Etats signataires le premier jour du premier
mois suivant la date à laquelle ils l'auront signé.
Le Mémorandum d'Accord sera renouvelé automatiquement
tous les trois ans sous réserve du droit de toute
Partie de mettre un terme à sa participation en informant
un an à l'avance chacune des autres Parties.
2. Ce Mémorandum d'Accord peut être amendé par consensus
de la majorité des Etats signataires. Pour tout Etat
de l'aire de répartition, les amendements au Plan
d'Action peuvent être faits par le Ministre compétent
du pays intéressé. Ces amendements aux Plans d'Actions
nationaux seront adressés par le Secrétariat de la
CMS à tous les autres Etats de l'aire de répartition
pour leur information.
3. La langue de travail pour toutes les questions
concernant ce Mémorandum d'Accord sera l'anglais.
Au nom de chacune des autorités énumérées cidessus:
Le Représentant de l'Albanie:
Le Représentant de l'Algérie:
Le Représentant de l'Autriche:
Le Représentant de la Bosnie-Herzégovine:
Le Représentant de la Bulgarie:
Le Représentant de Chypre:
Le Représentant de la Commission des COMMUNAUTES EUROPEENNES:
Le Représentant de la Croatie:
Le Représentant de l'EGYPTE:
Le Représentant des Emirats arabes unis:
Le Représentant de l'ESPAGNE:
Le Représentant de la Fédération de Russie:
Le Représentant de la Géorgie:
Le Représentant de la Grèce:
Le Représentant de la HONGRIE:
Le Représentant de l'Iran:
Le Représentant de l'Iraq:
Le Représentant de l'ITALIE:
Le Représentant du Kazakhstan:
Le Représentant de Malte:
Le Représentant du MAROC:
Le Représentant d'Oman:
Le Représentant de l'Ouzbékistan:
Le Représentant de la Roumanie
Le Représentant de la TUNISIE:
Le Représentant de la Turquie:
Le Représentant du Turkménistan:
Le Représentant de l'Ukraine:
Le Représentant du Yémen:
Le Représentant de la Yougoslavie:
Signatures des Représentants des organisations
de coopération énumérées dans le Plan d'Action
Secrétariat PNUE/CMS (Convention de Bonn):
BirdLife International:
CIC (Conseil international de la chasse et de la
conservation du Gibier):
PLAN D'ACTION POUR LA CONSERVATION
DU COULIS à BEC GRELE
Numenius tenuirostris (juillet
1994)
Les mesures ciaprès seront prises par tous les Etats
de l'aire de répartition:
1. Mettre en place une législation lorsqu'il n'en
existe pas, ou améliorer celle qui existe chaque fois
que possible pour protéger le Courlis à bec grêle
et les zones humides qui sont essentielles à sa survie,
et prendre les mesures qui peuvent s'avérer nécessaires
pour appliquer cette législation. La mesure la plus
urgente serait de bannir totalement la chasse, les
autres prélèvements et les nuisances significatives
à cette espèce.
2. Imposer l'interdiction de chasser les espèces
d'échassier ayant une apparence similaire, notamment
celles appartenant aux genres Numenius et Limosa,
ainsi que Limnodromus dans les pays concernés. Les
manquements seront punis sévèrement.
3. Mettre en place des programmes éducatifs pour
les chasseurs afin qu'ils puissent reconnaître la
différence entre les espèces d'échassiers, et souligner
l'importance de la protection du Courlis à bec grêle
qui est menacé d'extinction.
4. Interdire aux chasseurs les sites clés qui sont
régulièrement fréquentés par le Courlis à bec grêle
(sites d'hivernage, sites de repos sur son itinéraire
de migration ou ses lieux de reproduction) pendant
la période phénologique appropriée. Etablir des règlements
adéquats pour les touristes ou autres visiteurs.
5. Intensifier les recherches sur le Courlis à bec
grêle, notamment là où on manque de données sur les
sites de reproduction, les itinéraires de migration
ou les sites d'hivernage. Il est très important d'obtenir
des renseignements plus détaillés sur les causes du
déclin de la population.
En fonction des ressources disponibles, les
mesures ciaprès seront prises individuellement par
les Etats de l'aire de répartition et les organisations
énumérées ciaprès, sous réserve de tout amendement
fait au moment de la signature du Mémorandum d'Accord,
amendement qui sera communiqué à tous les Etats de
l'aire de répartition par le Secrétariat de la Convention
de Bonn:
Albanie
1. Mettre au point et appliquer une nouvelle législation
pour la protection de la nature qui réponde aux conditions
de la Convention de Berne.
2. Mettre au point et appliquer de nouvelles mesures
de contrôle de la chasse qui contiennent notamment
les éléments suivants:
- a. déterminer des périodes de fermeture de la
chasse justifiées du point de vue écologique; au
besoin, imposer des limites de prélèvements par
la chasse pour les oiseaux d'eau;
-
- b. interdire la prise des oiseaux avec des filets;
-
- c. identifier et établir des régions interdites
de chasse dans les zones humides dans lesquelles
il y a une grande concentration d'échassiers migrateurs;
-
- d. contrôler la chasse des oiseaux d'eau par des
chasseurs étrangers et imposer des sanctions sévères
en cas de manquement;
-
- e. imposer aux chasseurs albanais des examens
obligatoires avant de leur délivrer un permis de
chasse, examens qui exigeront notamment des connaissances
détaillées pour leur permettre de différencier les
espèces d'oiseaux d'eau.
3. Assurer la conservation des zones humides importantes
qui restent encore dans les plaines du pays.
4. Effectuer des recherches ornithologiques afin
d'identifier les sites dans lesquels le Courlis à
bec grêle a tendance à se reposer.
Algérie
1. Interdire la prise d'oiseaux migrateurs avec des
filets et prendre des mesures pour appliquer cette
interdiction (par exemple: surveillance, sanctions).
2. Etablir un réseau de zones humides protégées dans
le nord de l'Algérie, notamment dans les Chotts constantinois
afin de veiller à ce que les sites clés pour les oiseaux
d'eau ne soient pas endommagés.
3. Effectuer des enquêtes ornithologiques sur les
oiseaux d'eau qui hivernent dans les zones humides
du nordest de l'Algérie où, supposeton, il y a des
sites importants de repos et d'hivernage du Courlis
à bec grêle.
Autriche
1. Etendre le réseau existant de zones humides protégées.
2. Effectuer des enquêtes ornithologiques afin de
déterminer si le Courlis à bec grêle traverse régulièrement
l'Autriche dans ses migrations.
Bosnie-Herzégovine
Il n'est pas possible de mettre au point un Plan
d'Action avant que la situation du pays ne soit normalisée.
Bulgarie
1. Etendre le réseau existant de zones humides protégées,
notamment dans les régions côtières de la mer Noire
(lac Atanasovo), le long du Danube et dans les plaines.
2. Limiter la chasse des oiseaux d'eau, au besoin
par l'introduction de restrictions juridiques, notamment
en interdisant la chasse dans les zones humides dans
lesquelles une grande concentration d'échassiers migrateurs
a été observée. Imposer des restrictions sévères aux
activités des chasseurs étrangers.
3. Effectuer des enquêtes plus détaillées sur la
migration des échassiers afin d'identifier les sites
de repos du Courlis à bec grêle le long des côtes
de la mer Noire et des itinéraires de migration qu'il
emprunte lorsqu'il traverse le pays.
Croatie
1. Souligner, lorsqu'on établit une législation pour
la protection du cadre naturel, la question de la
conservation des zones humides, y compris l'identification
et l'établissement de zones protégées. Accorder une
attention particulière aux zones humides de DonjiMiholjac
ainsi qu'aux mares poissonneuses de Jelas Polje où
le Courlis à bec grêle a été observé.
2. Fournir une protection efficace des espèces en
danger, notamment des espèces migratrices, y compris
le Courlis à bec grêle et les espèces d'échassiers
ayant la même apparence, lorsque l'on introduit de
nouvelles réglementations ou législations pour la
conservation des espèces.
3. Contrôler rigoureusement les activités des chasseurs
étrangers.
4. Observer les oiseaux d'eau migrateurs afin d'identifier
d'autres sites de repos importants où le Courlis à
bec grêle fait des escales sur son itinéraire de migration.
Chypre
1. Protéger le Courlis à bec grêle et les espèces
d'échassiers qui ont la même apparence.
2. Protéger les zones humides qui ont de grandes
concentrations d'oiseaux migrateurs.
3. Informer les chasseurs des caractéristiques spécifiques
de l'espèce et de la mesure dans laquelle le Courlis
à bec grêle est actuellement en danger. S'assurer
également que l'interdit existant sur la chasse est
appliqué.
4. Contrôler rigoureusement les activités des chasseurs
étrangers.
Egypte
1. Interdire la prise des oiseaux migrateurs à l'aide
de filets et prendre des mesures d'accompagnement
pour faciliter l'application de l'interdiction en
vigueur concernant la chasse des espèces d'oiseaux
protégées, notamment du Courlis à bec grêle; contrôler
rigoureusement les activités des chasseurs étrangers.
2. Protéger les zones où le Courlis à bec grêle a
été observé et créer un réseau de zones humides protégées,
particulièrement le long du Nil.
3. Effectuer des enquêtes ornithologiques sur les
oiseaux d'eau migrateurs qui se reposent dans le delta
du Nil et le long des côtes de la mer Rouge afin d'identifier
les sites les plus importants de repos et d'hivernage.
COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES
1. Proposer des amendements à l'Annexe II/2 de la
directive européenne sur la protection des oiseaux
afin d'éliminer de la colonne de l'Italie les genres
Numenius et Limosa.
2. Veiller à ce que l'utilisation du Fonds européen
de Développement concernant l'exploitation agricole
et autres activités commerciales ne nuise pas aux
zones humides qui sont importantes pour Numenius
tenuirostris.
3. Poursuivre les projets commencés par la Commission
en faveur de Numenius tenuirostris. Utiliser
les données réunies dans le cadre de ces projets pour
évaluer le réseau de zones spécialement protégées.
Promouvoir la surveillance de l'espèce dans les Etats
membres du sud de l'Europe.
Géorgie
Effectuer des études pour examiner les itinéraires
de migration et les sites potentiels de repos du Courlis
à bec grêle, et établir au besoin des zones protégées.
Instaurer des règlements adéquats de protection et
des restrictions de chasse.
Grèce
1. Etendre le réseau de zones humides protégées et,
au besoin, imposer et approuver des interdits cynégétiques.
2. Donner une confirmation pleine et entière des
limites des sites et améliorer la qualité de la protection
des sites ciaprès de la Convention Ramsar: le delta
de l'Evros, Porto Lagos et le delta de l'Axios. Ces
sites devraient être contrôlés par des gardiens à
plein temps, surtout dans les zones interdites à la
chasse, et il faudrait envisager de les transformer
en parcs nationaux.
3. Observer les oiseaux d'eau migrateurs, surtout
sur le lac Tigaki et l'île de Kos afin d'identifier
d'autres sites de repos et d'autres itinéraires de
migration du Courlis à bec grêle.
HONGRIE
1. Veiller à ce que le niveau actuel de protection
soit maintenu dans les zones qui sont reconnues pour
être des sites clés du Courlis à bec grêle (Hortobágy,
Kardoskut) et étendre le réseau de zones humides protégées
(cf. point 2).
2. Surveiller la situation cynégétique en ce qui
concerne les grands échassiers.
3. Surveiller les oiseaux d'eau, notamment là où
se trouvent des mares poissonneuses afin d'identifier
d'autres lieux de repos importants.
Iran
Effectuer des études pour examiner les sites potentiels
de repos et d'hivernage du Courlis à bec grêle (notamment
les côtes de la mer Caspienne, le golfe Persique)
afin d'identifier et de créer des zones à protéger.
Instaurer des règlements de protection adéquats.
Iraq
Effectuer des études pour examiner les sites potentiels
de repos et d'hivernage du Courlis à bec grêle, particulièrement
dans les marais de Mésopotamie afin d'identifier et
de créer des zones à protéger. Instaurer des règlements
de protection adéquats et des restrictions cynégétiques.
ITALIE
1. Imposer des contrôles plus rigoureux sur les activités
cynégétiques afin d'empêcher la chasse illégale des
espèces protégées.
2. Etendre les zones protégées existantes pour les
oiseaux d'eau migrateurs et en établir d'autres et,
au besoin, interdire la chasse:
- * Désigner les zones humides de Viareggio à l'embouchure
de l'Arno comme sites de la Convention Ramsar et
redéfinir les limites des sites existants de la
Convention Ramsar relevant des quatre autres sites
clés du Courlis à bec grêle : le golfe de Manfredonia,
la côte de ComacchioRavenne, la Maremma Toscana
et les marais Pontins.
-
- * Etablir des zones tampons d'une largeur de 300
à 500 mètres (au moins) autour des cinq sites clés
qui devront être strictement interdits à la chasse.
-
- * Faire respecter les limites du Parc national
Gargano telles qu'elles ont été définies par le
décret du Ministre italien de l'Environnement le
04.12.1992.
-
- * Faciliter la création d'habitats non cultivés
tels que les prairies et les garrigues saumâtres
dans les limites des zones protégées et plus particulièrement
sur les sites clés.
3. Surveiller l'application des mesures de conservation
identifiées par les récents Plans d'Action.
Kazakhstan
1. Appliquer des règlements de protection adéquats
et des mesures d'interdiction de la chasse. Fournir
des directives aux chasseurs, (notamment promotion
du Livre rouge d'espèces en danger).
2. Identifier, à partir des rapports sur le Courlis
à bec grêle, et établir un réseau de zones humides
protégées (par exemple le lac Kushuryn, le lac Tengis
et la plaine inondée de Nura, partie de la vallée
de la Turgaj), et étendre graduellement ce réseau
à partir des nouvelles données disponibles sur l'espèce
(cf. 1 et 3).
3. Etablir un système de zones protégées d'importance
internationale.
4. Effectuer des enquêtes ornithologiques dans l'est
du pays autour de Semipalatinsk, notamment UstKamenogorsk,
afin de déterminer si ces régions sont également des
sites de reproduction.
Malte
1. Protéger le Courlis à bec grêle et les espèces
d'échassiers qui ont la même apparence.
2. Protéger les zones humides qui ont une grande
concentration d'oiseaux d'eau migrateurs.
3. Informer les chasseurs des caractéristiques spécifiques
de l'espèce et de la mesure dans laquelle le Courlis
à bec grêle est réellement menacé. S'assurer que l'interdiction
de la chasse est respectée.
4. Contrôler rigoureusement des activités des chasseurs
étrangers.
MAROC
1. Renforcer la protection de l'espèce Limosa et
de toutes les espèces Numenius.
2. Maintenir et renforcer le niveau de protection
accordé au site Ramsar de Merja Zerga qui, ces dernières
années, a été un lieu d'hivernage pour le Courlis
à bec grêle, et veiller à l'application de la loi
existante interdisant la chasse à Merja Mellah. Entreprendre
une surveillance pour réduire les nuisances, y compris
celles provoquées par les ornithologues amateurs.
3. Accroître la surveillance des oiseaux d'eau hivernant
dans les zones côtières du pays afin d'identifier
d'autres lieux d'hivernage du Courlis à bec grêle
et de les mettre sous protection.
4. Etudier les pratiques culturales dans les zones
entourant les lieux d'hivernage du Courlis à bec grêle
afin de déterminer si ces pratiques, telles que l'intensité
du pacage et l'application de pesticides, nuisent
d'une façon ou d'une autre aux populations. Contrôler
rigoureusement les activités des chasseurs étrangers.
Oman
Effectuer des études sur les sites potentiels de
repos et d'hivernage du Courlis à bec grêle afin d'identifier
et d'établir des zones protégées. Instaurer des règlements
adéquats de protection et des restrictions de chasse.
Roumanie
1. Protéger tous les échassiers qui pourraient être
facilement confondus avec le Courlis à bec grêle.
2. Etendre la protection du caractère écologique
du delta du Danube où seule une utilisation durable
est permise. Imposer de sévères restrictions à la
chasse.
3. Contrôler rigoureusement les activités cynégétiques,
y compris celles des touristeschasseurs étrangers.
4. Identifier et établir un réseau de zones humides
protégées d'importance internationale, particulièrement
le long du Danube et des zones côtières de la mer
Noire.
Fédération de Russie
1. Contrôler strictement les restrictions cynégétiques,
notamment pour les grands échassiers et promouvoir
le "Livre rouge d'espèces en danger".
2. Contrôler rigoureusement les activités des chasseurs
étrangers.
3. Effectuer des enquêtes et des recherches intensives
afin de découvrir les lieux de reproduction du Courlis
à bec grêle dans la partie sudouest de la Sibérie
afin de les placer sous protection et
- a. étudier la biologie de la reproduction de cette
espèce d'oiseau,
-
- b. déterminer clairement les facteurs qui sont
à l'origine du déclin de la population en âge de
se reproduire,
-
- c. faire respecter les mesures de protection nécessaires
de l'habitat propice à la reproduction.
4. Faire une enquête sur l'espèce afin d'identifier
les lieux de repos les plus importants sur les itinéraires
de migration et établir des zones protégées à cet
effet (en partie avec un statut Ramsar).
ESPAGNE
1. Renforcer les contrôles sur les activités cynégétiques
afin d'empêcher la chasse illégale d'espèces protégées,
notamment de tous les échassiers dans le sud de l'Espagne.
2. Conserver dans une large mesure les structures
écologiques des zones humides de Coto Donana et établir
des sites protégés dans les zones humides que les
oiseaux d'eau visitent fréquemment pendant leur migration
et pendant la période d'hivernage, lesquels peuvent
être des lieux de repos potentiels du Courlis à bec
grêle.
3. Accroître la surveillance des oiseaux d'eau migrateurs
dans le sud de l'Espagne afin d'établir d'autres sites
protégés sur lesquels le Courlis à bec grêle passe
au cours de sa migration.
Tunisie
1. Veiller à l'application de la loi existante interdisant
la chasse des échassiers protégés, notamment du Courlis
à bec grêle.
2. Maintenir un réseau cohérent de zones humides
protégées (spécialement en tant que site Ramsar).
3. Effectuer une étude écologique des zones humides
de Kairouan afin d'élaborer des propositions sur la
conservation.
4. Accroître la surveillance des oiseaux d'eau hivernant
dans les régions côtières et dans les zones humides
situées dans les parties orientales du pays afin d'identifier
d'autres sites clés importants du Courlis à bec grêle.
5. Identifier les facteurs anthropogéniques susceptibles
d'avoir une incidence sur le déclin des échassiers
qui hivernent en Tunisie.
Turquie
1. Réglementer d'une manière plus sévère la chasse
des oiseaux d'eau. Contrôler rigoureusement les activités
des chasseurs étrangers.
2. Etablir un système de zones humides protégées
d'importance internationale.
3. Surveiller les oiseaux d'eau qui migrent et hivernent
le long des côtes et dans les zones humides du centre
de la Turquie afin d'établir des zones protégées dans
les sites de repos les plus importants du Courlis
à bec grêle.
Turkménistan
1. Réglementer d'une manière plus sévère la chasse
des oiseaux d'eau. Contrôler rigoureusement les activités
des chasseurs étrangers.
2. Etablir un système de zones humides protégées
d'importance internationale.
3. Effectuer une surveillance ornithologique sur
les sites potentiels de repos du Courlis à bec grêle
dans la mer Caspienne et particulièrement dans la
baie de KaraBogazGol afin d'identifier des zones appropriées
et de les protéger.
Ukraine
1. Contrôler plus sévèrement la chasse des oiseaux
d'eau, y compris les activités des chasseurs étrangers.
Imposer des mesures d'interdiction de la chasse dans
les zones humides protégées.
2. Promouvoir le "Livre rouge d'espèces en danger".
3. Continuer à surveiller les oiseaux d'eau migrateurs
afin d'établir des zones protégées dans les plus importants
lieux de repos du Courlis à bec grêle (Limans de la
mer d'Azov, baie de Sivash, zones côtières de la mer
Noire, delta du Danube) et protéger les grands échassiers
qui pourraient être confondus facilement avec le Courlis
à bec grêle.
4. Déterminer les facteurs anthropogéniques susceptibles
d'avoir une incidence directe sur le déclin des populations
migratrices du Courlis à bec grêle, tels que la chasse
ou le harassement, l'exploitation de pâtures, l'emploi
de pesticides, l'implantation d'établissements humains
dans les zones côtières.
5. Etendre le réseau de zones humides protégées,
notamment dans le sud du pays.
Emirats arabes unis
Effectuer des enquêtes sur les sites potentiels de
repos et d'hivernage du Courlis à bec grêle et, au
besoin, établir des zones protégées. Instaurer des
règlements de protection adéquats et des restrictions
de chasse.
Ouzbékistan
Effectuer des études sur les itinéraires de migration
et les sites potentiels de repos du Courlis à bec
grêle afin d'identifier et d'établir des zones protégées.
Instaurer des règlements de protection adéquats et
des restrictions de chasse.
Yémen
Effectuer des études sur les sites potentiels de
repos et d'hivernage du Courlis à bec grêle afin d'identifier
et d'établir des zones protégées. Instaurer des règlements
de protection adéquats et des restrictions de chasse.
Yougoslavie
1. Exercer un contrôle plus sévère sur les activités
cynégétiques, notamment celles des chasseurs étrangers,
enfin d'empêcher la chasse illégale des espèces d'oiseaux
d'eau protégées.
2. Etendre le réseau de zones humides protégées et
améliorer leur état de conservation, notamment en
Voivodine.
Secrétariat PNUE/CMS (Convention de Bonn)
1. Faire des démarches auprès des Etats de l'aire
de répartition intéressés par le présent Mémorandum
d'Accord afin d'obtenir leur signature et la coopération
de ceux qui n'auront pas signé.
2. Faciliter l'échange de renseignements entre tous
les Etats de l'aire de répartition intéressés.
3. Faciliter la future mise au point de l'Accord
sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs de
la région AfriqueEurasie dans lequel l'inclusion de
mesures de conservation pour le Courlis à bec grêle
est prévue.
4. Encourager les ONG dans leurs actions en faveur
du Courlis à bec grêle.
BirdLife International
1. Poursuivre la mise à jour de la base de données
sur le Courlis à bec grêle.
2. Stimuler la branche nationale de l'organisation
BirdLife de chacun des Etats de l'aire de répartition
pour prendre ou promouvoir des mesures de conservation
en faveur du Courlis à bec grêle, ou bien effectuer
des enquêtes à son sujet comme cela est indiqué dans
le plan d'action pour l'espèce de la BirdLife International.
CIC (Conseil international de la chasse et
de la conservation du gibier)
1. S'efforcer d'éduquer les chasseurs au sujet des
espèces migratrices d'oiseaux d'eau menacées et notamment
de l'état actuel du Courlis à bec grêle et des menaces
qui pèsent sur cette espèce.
2. Appuyer les mesures de protection en faveur du
Courlis à bec grêle et encourager les enquêtes à son
sujet. |