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La
Convention sur la conservation des espèces migratrices
appartenant à la faune sauvage (CMS) a pour principal
objectif la conservation et l’utilisation durable
des espèces migratrices à l’échelle
du globe, notamment en attirant l’attention des Etats
de l’aire de répartition sur la régression
alarmante de leurs habitats.
A ce titre, la CMS, qui a établi des liens de partenariat
avec la Convention des Nations Unies sur la lutte contre
la désertification (UNCCD), participe à la
célébration de l’année 2006 en
tant qu’« Année Internationale des déserts
et de la désertification », tel que proclamée
par l’Assemblée Générale des
Nations Unies et célébrée par la Communauté
internationale à travers le monde. Elle met ainsi
en exergue l’importance des écosystèmes
arides et désertiques fragiles ainsi que le phénomène
de désertification amenant à la perte de la
biodiversité et du potentiel producteur de services,
de valeurs écologiques, culturelles et de bien-être
pour l’humanité.
En témoignage de l’excellente coopération
entre la CMS et la Convention des Nations Unies sur la lutte
contre la désertification, un programme conjoint
a été établi entre les deux conventions
des Nations Unies qui se sont engagées à améliorer
la conservation de la biodiversité dans les zones
arides, afin de participer aux objectifs de 2010 sur la
réduction de la perte de la biodiversité,
et du millénaire (2015) sur la lutte contre la pauvreté,
tels qu’adoptés en 2002 par le Sommet de Johannesburg
sur le développement durable.
Avec toute la famille du PNUE, la Convention sur les espèces
migratrices apporte son soutien à la commémoration,
le 17 Juin 2006, de l’Année Internationale
des déserts et de la desertification (IYDD), tel
que requis par la Convention des Nations Unies sur la lutte
contre la désertification . Une telle commémoration
mérite toute l’attention de la CMS qui ne cesse
de promouvoir une Action Concertée sur la conservation
et la réhabilitation des Antiplopes du Sahara et
du Sahel (ASS), aussi bien au niveau de son Conseil Scientific
que sur le terrain, en Afrique. Le Projet ASS-CMS/FFEM est
un exemple concret et illustratif des efforts que peuvent
entreprendre 14 Etats Sahélo-Sahariens de l’aire
de répartition sous l’égide de la CMS
et avec la contribution généreuse de la France,
à travers le Fonds français pour l’Environnement
Mondial (FFEM) et d’autres partenaires. Un partenariat
de plus en plus élargi à de nombreux acteurs
est établi et encouragé par la 8ème
Conférence des parties à la CMS (Nairobi,
novembre 2005). Partant des résultats satisfaisants
du Projet, son extension est actuellement en cours d’établissement
avec le soutien d’autres bailleurs et partenaires,
tous convaincus de la nécessité de continuer
à mettre en œuvre le Plan d’Action sur
la conservation des Antilopes Sahélo-Sahariennes,
de la Mauritanie à l’Ethiopie. Un jour, les
espèces actuellement en danger comme l’addax,
la gazelle dama, la gazelle de Cuvier, la gazelle dorcas
et la gazelle leptocère ou en danger critique d’extinction
(Oryx algazelle) retrouveront leurs écosystèmes
arides et désertiques, au bénéfices
des générations présentes et futures.
La CMS et la UNCCD en sont convaincus, et travaillent conjointement
pour y parvenir.
Une autre occasion de commémoration sera celle de
la publication prochaine du Statut des Antilopes Sahého-Sahariennes
en tant que Série technique de la CMS en septembre
2006. Cette publication, qui fait le point sur la situation
des grands mammifères sahariens, est établie
par un éminent groupe d’experts en vue de faire
connaître l’importance et la situation vécue
par les espèces emblématiques d’antilopes
du Sahara et du Sahel de nos jours et revue par le Conseil
Scientifique de la CMS (Nairobi, novembre 2005). Cette célébration
interviendra au siège de l’Institut Royal des
sciences Naturelles de Belgique (IRSNB) et sera co-organisée
avec la CMS.
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