Résultats de la cinquième session de la Conférence des PartiesLes gouvernements accroissent leurs efforts en matière de conservation des espècesLa Conférence internationale de la Convention de Bonn souligne les graves menaces pour la survie des animaux migrateurs Les Etats membres de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS ou Convention de Bonn) ont appelé à une augmentation des actions concertées et coordonnées pour sauver les animaux migrateurs qui sont en nombre croissant menacés d'extinction, principalement à cause des activités humaines. La grue de Sibérie en Asie centrale, le gorille de montagne en Afrique, le phoque moine en Méditerranée, les flamants, les dauphins, les albatros et les tortues marines font partie de ces espèces qui nécessitent une protection internationale urgente. Lors de leur récente réunion (Genève, Suisse, du 10 au 16 avril 1997), les Parties contractantes décidèrent d'inclure 20 espèces en danger à l'Annexe I de la Convention. Parmi celles ci sont les flamants des Andes, le dauphin de la Plata d'Amérique du Sud, et diverses espèces d'oiseaux européens. L'Annexe I comprend maintenant 75 espèces d'oiseaux et d'animaux marins et terrestres dont l'existence est en danger. Il est demandé aux pays participant à la Convention sur les espèces migratrices d'assurer une stricte protection. D'autres différentes espèces, comprenant les 12 espèces d'albatros, dont le statut de conservation est considéré "peu favorable", ont été incluses à l'Annexe II de la Convention et nécessitent pour leur conservation l'élaboration d'accords internationaux spécialisés. " Maintenant que nous avons inclus ces espèces migratrices dans la Convention, les gouvernements doivent traduire dans la réalité leurs engagements de leurs traités en renforçant la législation nationale et en coopérant au niveau international au travers de nouveaux programmes et accords" a dit le Président de la Conférence, M. Robert Hepworth, un haut fonctionnaire du département britannique de l'Environnement. Les représentants de 43 parties contractantes, 38 pays observateurs et 25 observateurs d'organisations intergouvernementales et gouvernementales, soutenus par environ 40 experts scientifiques, ont adopté une stratégie pour protéger les espèces nécessitant une attention urgente et donner la priorité aux autres mesures internationales de conservation. Le point central de cette stratégie est la promotion de la CMS, qui marquera le 20ème anniversaire de sa signature en 1999. Les Accords conclus sous ses auspices n'auront de résultats positifs que si un grand nombre de pays dont les frontières sont régulièrement traversées par des espèces migratrices sont liés par des engagements communs de conservation. Pour cette raison, la conférence encouragea fortement à ce que davantage de pays adhérent à la Convention, afin d'assumer leur part de responsabilité globale envers la conservation de ces animaux sauvages migrateurs. Défendre les objectifs de la Convention et élaborer des Accords régionaux peut aller de concert avec les efforts spécifiques en faveur des espèces en danger, qui font partie des ressources biologiques vivantes les plus vulnérables au monde. Avec ce but, des fonds substantiels ont été alloués pour commencer des projets spécifiques sur le terrain. Un autre élément de la stratégie visant à encourager une coopération plus étroite est un modèle novateur adopté par la conférence qui prévoit l'intégration de certains secrétariats d'Accords au sein du Secrétariat de la Convention mère, basée à Bonn, Allemagne. |